L'indice qui nous amènera le boom de l'or en 2019

2 mars 2019

Cette semaine, nous revenons sur l’un de nos sujets favoris : l’or.

Comme le savent nos lecteurs assidus, nous pensons apercevoir les prémices d’un marché haussier pour l’or.

Et nous nous préparons à en tirer profit.

Dans le numéro de la semaine dernière, j’interviewais E.B. Tucker, l’un de nos experts incontournables, à Legacy Research, pour tout ce qui concerne l’investissement dans l’or, et je lui demandais pour quelle raison le cours de l’or montait.

Nous avons également discuté de la façon dont vous pouviez utiliser les actions des compagnies minières pour spéculer avec effet de levier sur le prix du lingot.

Le portefeuille idéal

Cette semaine, j’approfondis avec E.B. l’art de construire le portefeuille or idéal.

Si vous ne le connaissez pas déjà, E.B. dirige le comité d’investissement Strategic Investor. C’est également un initié du secteur de l’or puisqu’il fait partie du conseil d’administration d’une société de royalties aurifères en pleine croissance.

E.B. croit fermement que la pierre angulaire de tout portefeuille or est le métal physique.

L’or physique a survécu à toutes les crises financières majeures de l’histoire, ce qui en fait l’actif refuge ultime.

Mais vous serez peut-être surpris de ce qui, selon lui, devrait constituer la majeure partie d’un investissement dans l’or.

C’est un type de société liée à l’or qui ne détient pas de mines directement… mais qui possède plutôt des « tranches » de nombreuses mines appartenant à des tiers.

E.B. donne également des conseils sur la potentialité de décupler sa mise avec l’investissement aurifère le plus spéculatif de tous.

Entretien avec Joe Withrow

Chris Lowe : Dans le numéro du Cercle des Initiés de la semaine dernière, vous avez déclaré que la hausse de 12 % du cours de l’or que nous connaissons depuis l’été dernier n’était qu’un début. Vous avez également parlé de la façon dont nos membres pourraient, par effet de levier, tirer parti de cette hausse en achetant des actions des compagnies minières.

Cette semaine, je veux parler de la façon de construire un portefeuille or à partir de zéro.

Nous avons déjà parlé de l’importance de l’or physique… et de la raison qui fait que les actions liées à l’or amplifient les gains du métal physique. Mais toutes les actions aurifères ne se valent pas. Commençons par examiner les différentes possibilités qui s’offrent à nous.

E.B. Tucker : Les trois catégories principales d’entreprises du secteur de l’or sont les majors, les juniors et les prospecteurs. Nous avons parlé des majors la semaine dernière. Ce sont les grandes compagnies minières actives dans le monde entier et dont la valeur marchande est de 10 milliards de dollars et plus. Pensez à Newmont Mining, Goldcorp et Barrick Gold.

Passons donc aux juniors et aux prospecteurs. Les juniors produisent environ entre la moitié et le quart de ce que produisent les majors. Ils peuvent exploiter deux ou trois mines produisant 1 million d’onces par an.

Les juniors n’opèrent pas comme les majors à une échelle mondiale : ils se développent souvent sur certaines régions précises du monde. Ils peuvent ainsi avoir deux mines au Canada, une au Nevada, et rien d’autre.

Chris : Pourquoi investir dans ces petites compagnies, si les plus grandes contrôlent plus d’actifs et sont plus stables ?

 

E.B. : Quand une compagnie junior découvre un nouveau gisement, sa production va augmenter très fortement. Tandis que si une major trouve aujourd’hui un autre gisement, ce n’est pas une grosse affaire pour elle.

Par exemple, avant d’annoncer leur fusion au début de cette année, les majors Newmont Mining et Goldcorp exploitaient des mines avec des réserves d’or démontrées qui étaient respectivement de 65,4 et 52,8 millions d’onces. Avec des entreprises de cette taille, la découverte d’un nouveau filon déplace à peine l’aiguille de la balance. Le potentiel de croissance des majors est donc bien moindre que celui des juniors.

Chris : Comment se portent les juniors aujourd’hui ?

E.B. : Les juniors gagnent juste assez d’argent pour survivre. Ils ont du mal à accéder aux marchés financiers. Les investisseurs traditionnels ont tellement perdu sur l’or que même les meilleurs juniors luttent pour rester à flot.

La situation peut sembler mauvaise, mais c’est vraiment le bon moment pour acheter. Les actions des juniors sont parmi les titres les plus maltraités et les plus détestés. L’ETF VanEck Vectors Junior Gold Miners (GDXJ), qui suit un panier d’une cinquantaine de minières parmi les plus négociées, a perdu 82 % depuis son sommet de décembre 2010.

 

Chris : Qu’en est-il de la dernière catégorie de compagnies minières – les prospecteurs ?

 

E.B. : Quand le cours de l’or grimpe, les actions des prospecteurs ont des mouvements assez incroyables à la hausse. Même les plus mauvaises, celles qui ne sont qu’à quelques mois du dépôt de bilan, connaissent d’énormes hausses dès que l’or attire l’attention des investisseurs et gagne des points.

Les actions des prospecteurs relèvent de la pure spéculation. Ils n’ont aucun actif concret sous terre. Ils vont sur le terrain dans l’espoir de trouver un gisement… à condition qu’on leur donne assez d’argent pour mener leur exploration.

Malgré cela, les gens aiment ce type d’actions. Ils se disent : « Eh bien, on ne sait jamais. Ils pourraient sonder le terrain et trouver quelque chose. » Et c’est vrai, ils trouvent parfois de l’or. Et c’est alors que nous voyons ces explosions de leur cours à la hausse.

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